Quelle réglementation sur le caoutchouc ?

Le caoutchouc est une matière reconnue pour ses performances techniques, notamment en tant qu’isolant thermique et chimique. Il entre dans la composition de nombreuses pièces destinées à une forte sollicitation, voire à un usage constant. Afin de respecter des standards de qualité, le caoutchouc est encadré par une réglementation. Quelles en sont les particularités ? À qui s’adresse-t-elle ?

Caoutchouc et domaines d’application : des critères pour définir la réglementation

La dénomination du caoutchouc est assimilée aux polymères naturels, ainsi qu’aux élastomères thermoplastiques. S’ils se distinguent par une élasticité importante, la principale différence est un traitement par vulcanisation pour la première catégorie. La réglementation afférente tient notamment aux secteurs alimentaires. Cela peut impliquer des contraintes d’hygiène liées à l’alimentarité de l’équipement ou un contact physique direct. C’est notamment le cas des tétines pour biberons ou de gants de protection. S’il s’agit de matériaux de type silicone, ceux-ci ne sont pas concernés.

Fixer des limites réglementaires pour les composantes du caoutchouc

Qu’il s’agisse de joints Viton ou de pièces d’étanchéité pour les vannes, la fabrication de caoutchouc fait l’objet de restrictions dans les différentes composantes employées. Sur la base de textes légaux (règlements de commission et parlementaires, arrêtés), on détermine les limites d’acceptabilité suivantes :

  • Le taux de matières organiques volatiles ;
  • L’absence de réaction aux peroxydes ;
  • La migration globale d’éléments spécifiques : nitrosamines, monomères, additifs, formaldéhydes…

Selon l’étude de mesure des substances, la teneur dans les pièces ou les objets produits est exprimée en µg/dm² ou en µg/kg. À titre indicatif, le sigle µg signifie microgramme.

Emploi, catégorie des matériaux : des informations essentielles pour les tests de conformité

Il convient aussi de fournir aux laboratoires d’analyse différentes informations complémentaires pour réaliser les tests de conformité. Parmi celles-ci, on retrouve les références de la famille de polymères, ainsi que l’identification et la nature des restrictions à prendre en compte. L’utilisation des objets ou pièces est également à renseigner. Par exemple, l’usage de joints EPDM pour l’étanchéité des portières de véhicules.

Cela permet de déterminer la fiabilité du matériau et d’écarter tout risque sanitaire vis-à-vis de son emploi et d’un contact humain. D’une référence de caoutchouc à l’autre, les méthodes et les conditions d’essai sont susceptibles de différer sur la base de la réglementation établie. Elles incluent le rapport de poids et de volume. Il peut s’agir de la législation européenne ou française. Le cas échéant, les matériaux sont certifiés pour la norme CE ou NF.